Impacts sanitaires
14 février 2020
Oxyde d’azote / Dioxyde d’azote (NOx/NO2)
PM10
PM2.5
Infections aigües des voies respiratoires inférieures
Populations vulnérables
Exposition des populations
Evaluation de l’impact sanitaire
Zones à basses émissions & péages urbains
Publications et ressources scientifiques

Impact de la Zone à Faibles Emissions de Londres sur la qualité de l'air et la santé respiratoire des enfants : une étude séquentielle annuelle transversale

Les Zones à Faibles Emissions (ZFE) sont un dispositif local de plus en plus courant, mais non évalué, visant à améliorer la qualité de l'air urbain et la santé publique. Les auteurs ont ici étudié l'impact de la ZFE de Londres sur la qualité de l'air et la santé respiratoire des enfants.

Les auteurs ont réalisé une étude transversale annuelle séquentielle de 2164 enfants âgés de 8-9 ans fréquentant les écoles primaires entre 2009-10 et 2013-14 au centre de Londres, suite à l'introduction de la ZFE de Londres en février 2008. Ils ont examiné l'association entre l'exposition modélisée aux oxydes d'azote (y compris le dioxyde d'azote [NO2]) et les particules d'un diamètre inférieur à 2-5 μm (PM2-5) et inférieur à 10 μm (PM10) et la fonction pulmonaire. Ils ont attribué les expositions annuelles selon l'adresse du domicile et de l'école de chaque enfant, ainsi que des estimations spatialement résolues pour les 3 h, les 24 h et les 7 jours précédant l'évaluation de chaque enfant, afin d'isoler les effets à long terme des effets à court terme.

 

Les principales conclusions de l'étude sont que dans la ZFE de Londres, un volume pulmonaire plus faible chez les enfants était associé à des expositions annuelles plus élevées aux polluants atmosphériques. Les auteurs n'ont trouvé aucune preuve d'une réduction de la proportion d'enfants ayant de petits poumons au cours de cette période, malgré de légères améliorations de la qualité de l'air dans les zones urbaines très polluées pendant la mise en œuvre de la ZFE à Londres. Les dispositifs qui entraînent des réductions plus importantes des émissions pourraient améliorer la santé des enfants.

 

Auteur(s):  Ian S Mudway, Isobel Dundas, Helen E Wood, Nadine Marlin, Jeenath B Jamaludin, Stephen A Bremner, et al., The Lancet Public Health