Impacts sanitaires
10 mars 2020
Oxyde d’azote / Dioxyde d’azote (NOx/NO2)
PM2.5
Morts prématurées
Maladies cardiovasculaires
Evaluation de l’impact sanitaire
Publications et ressources scientifiques

Perte d'espérance de vie due à la pollution atmosphérique par rapport à d'autres facteurs de risque : une perspective mondiale

Cet article de la revue Cardiovascular Research étudie la surmortalité attribuable à la pollution de l'air ambiant et la surexposition aux particules fines (PM2,5) à l'échelle mondiale et la compare à d'autres facteurs de risque, en utilisant un nouveau Global Exposure Mortality Model (GEMM). 

La pollution de l'air ambiant est l'un des principaux risques pour la santé au niveau mondial: chaque année, 8,8 millions de décès sont causés par cette pollution. L'exposition à long terme à la pollution atmosphérique est en effet responsable d'une surmortalité importante, notamment parce qu'elle participe à augmenter fortement le risque d'affections cardiovasculaires et respiratoires. 

 

A travers cet article, à l'aide d'un nouveau Global Exposure Mortality Model (GEMM), les chercheurs ont souhaité évaluer et quantifier cette surmortalité causée par l'exposition aux PM2,5 et à la pollution par l'ozone, en la comparant notamment à d'autres facteurs de risque. Grâce au GEMM, les effets de différentes sources de pollution sont estimés et mis en perspective (sur la base d'une distinction faite entre émissions naturelles et anthropiques).

 

Selon les résultats de l'étude, la perte d'espérance de vie associée à la pollution atmosphérique dépasse largement celle du VIH/SIDA, des maladies parasitaires, des maladies à transmission vectorielle et d'autres maladies infectieuses. Elle est également supérieure à celle du tabagisme d'un tiers

 

Auteurs: Lelieveld, J., Pozzer, A., Pöschl, U., Fnais, M., Haines, A., Münzel, T. - Cardiovascular Research - 03/03/20