Mesure de la qualité de l’air
19 juin 2020
Polluants atmosphériques
PM10
PM2.5
Exposition des populations
Inégalités sociales et territoriales
Rapports et études de cas

La moitié de la population mondiale est exposée à une pollution atmosphérique croissante

Cette étude réalisée en partenariat avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) suggère que, malgré les efforts mondiaux pour améliorer la qualité de l'air, de vastes pans de la population mondiale connaissent des niveaux de pollution atmosphérique accrus.

Publiée dans la revue Climate and Atmospheric Science le 17 juin 2020, cette récente étude suggère que la pollution atmosphérique est une menace majeure pour la santé publique. Comme l'a souligné l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 4 millions de décès par an peuvent être attribués à la pollution de l'air extérieur.

 

L'équipe de chercheurs, sous la direction du professeur Gavin Shaddick de l'université d'Exeter, ont montré qu'en dépit des efforts mondiaux pour améliorer la qualité de l'air, de vastes pans de la population mondiale sont soumis à des niveaux croissants de pollution atmosphérique. Concernant la méthodologie utilisée, les scientifiques ont examiné les tendances de la qualité de l'air dans le monde sur une période allant de 2010 et 2016, ainsi que l'impact des politiques de court et long terme mises en oeuvre dans le cadre des efforts mondiaux pour lutter contre la pollution de l'air.

 

Comme l'a souligné le professeur Shaddick dans le rapport : "Si les politiques à long terme visant à réduire la pollution atmosphérique se sont avérées efficaces dans de nombreuses régions, notamment en Europe et aux États-Unis, il existe encore des régions où les niveaux de pollution atmosphérique sont dangereusement élevés, parfois jusqu'à cinq fois supérieurs aux directives de l'Organisation mondiale de la santé, et dans certains pays, la pollution atmosphérique continue d'augmenter". Ainsi, si la pollution atmosphérique touche aussi bien les pays à revenu élevé que les pays à faible revenu, ce sont les pays à revenu faible et moyen qui sont les plus touchés, en particulier en Asie centrale, orientale, du Sud et du Sud-Est.

 

Auteurs: G. Shaddick, M. L. Thomas, P. Mudu, G. Ruggeri, S. Gumy. - University of Exeter